dimanche 17 février 2008

8 Février 2008 Sur le Chemin de Damas

N'est ce pas un magnifique prétexte pour créer ce blog ? Et partager avec qui voudra souvenirs et photos?
A 36 heures du départ, il est temps de terminer les préparatifs

Départ ... et arrivée à Damas

10 février 2008

Premières impressions dès l'arrivée à l'aéroport

DAMAS, CAPITALE DE LA CULTURE DU MONDE ARABE 2008

Cela se traduit par d'innombrables chantiers ouverts, en commençant par la route de l’aéroport à Damas, en passant par les principales artères de la vieille ville ou par la couverture de certains souks.

Le trafic est « cahotique » (les routes en travaux) et anarchique pour ne pas dire chaotique ( hahaha) !

On y croise des véhicules historiques de véritables antiquités comme une DESOTO, qui côtoient des Hyundai, Kia, Nissan mais aussi des Dayan iraniennes, des Dacia roumaines, ou des Lada d'origine ...certaine!

Dar al Yasmin, un vrai petit bijou d'hôtel dans la vieille ville, à deux pas de Bab Mtouma, porte d'accès à la partie chrétienne de Damas. On passe devant l'archevêché maronite de Damas pour se rendre à l’hôtel.

Mauvaise surprise en arrivant à l'hôtel: la chambre réservée et confirmée n'est pas libre et on nous logera dans un hôtel voisin, le Old Damascus, du même genre, avec un lit à baldaquin somptueux... mais moins bien chauffée !

Ces deux hôtels sont en fait des maisons bourgeoises entièrement rénovées et transformées; la cour intérieure est couverte, ce qui permet de chauffer les lieux (la température extérieure ne dépasse pas 15 °C) et de nous protéger de la pluie. On découvrira ensuite bon nombre de restaurants utilisant le même concept de transformation: le Haretna, à coté du Old Damascus, où se croisent les jeunes de Damas, le Selena, le Jabri House 1737, le Oriental Restaurant (anciennement Zeitouna), etc.

Vers 19h00, Schâdi nous rejoint, accompagnée de son amie Tessa, étudiante américaine à Genève. Nous partons à travers le quartier chrétien, longeons la mosquée des Omeyyades et traversons le souk Al Hammadiyé..

Cette découverte de Damas by night est inoubliable: tout d'abord, beaucoup de femmes dans les rues, seules ou accompagnées, vêtues pour la majorité à l'occidentale, quelques rares foulards islamiques et aucune femme voilée à l’horizon. Le Vieux Damas est extrêmement animé par les échoppes d'artisans divers: verriers, miroitier, marqueteur, vendeurs de bibelots pour la St-Valentin, boulanger façonnant le pain sans levain, le pita, sur une coupole arrondie avant de l'enfourner directement dans le four...

Dans le souk, une haute verrière nous protège du froid vif: à peine quelques degrés au-dessus de zéro. Ici, le clinquant et le voyant sont de mise. A la sortie du souk, on s'arrête devant la statue de Saladin qui avait repoussé les Croisés et qui semble veiller sur la mosquée, tout un symbole !

En taxi, à la conduite toujours spectaculaire dans ce trafic embouteillé, nous arrivons au Cham Palace où nous nous installons au 15ème étage dans le restaurant tournant. Un délicieux repas où l’on découvre les hors d 'oeuvre délicieux tels que Hommos, Moutabal, Yalanji (feuilles de vigne farcies), arrosés de vin libanais de la vallée de la Bekaa, plus célèbre aux oreilles occidentales pour ces faits de guerre que pour ses vignobles (Château Kefraya ou Ksara).

Retour à Bab Mtouma, où nous ne sommes pas peu fiers de retrouver notre hôtel dans ce dédale de ruelles étroites où les voitures repoussent les piétons pour se frayer un chemin, et ou nous sommes complètement analphabètes ! Pendant ce temps, la chambre nuptiale et le lit à baldaquin se sont réchauffés... Ouf !

Shâdi est là pour nous acueillir

Old Damascus, notre hôtel d'un soir

Old Damascus... vues intérieures



Chambre nuptiale d'une nuit


Rue animée du quartier chrétien

Les boutiques de St-Valentin fleurissent.. pour le bonheur de ces jeunes filles

Un pâtissier au travail

Majo et Schâdi au Cham Palace, le premier soir


Le petit déjeuner est servi

Pas facile de se repérer dans ces ruelles toutes pareilles...


Heureusement, les oratoires fleurissent et nous servent de repères !

Un clocher maronite....


Visite matinale du quartier et première surprise: nous sommes plus entourés d'églises que de minarets !!! Et le réveil est sonné ponctuellement à 6h30

...à côté d'un minaret

Dal Al Yasmin, notre hôtel de charme...

La cour intérieure de l'hôtel


Le salon oriental

11 février... le Vieux Damas et la Mosquée des Omeyyades

11 février

Retour avec armes et bagages à l'hôtel Dar Al Yasmin.

Visite matinale du quartier et première surprise: nous sommes plus entourés d'églises que de minarets !!! Et le réveil est sonné ponctuellement a 6h30 par le clocher de l'église maronite voisine !

Après le petit déjeuner... nous entreprenons de nous rendre "comme des grands" jusqu’à la mosquée des Omeyyades... C’est l’opportunité de mettre à profit l’extrême gentillesse des gens, qui s'efforcent de nous comprendre et de nous expliquer le parcours.

La mosquée des Omeyyades est tout simplement somptueuse. Nous y passons la matinée, baignés par le soleil, la beauté du lieu et la ferveur des pèlerins. On voit pleurer et sangloter de nombreux fidèles, hommes ou femmes, accrochés au grillage entourant le cénotaphe ou repose la tête de Hossein, vénéré par les Chiites. Dans la mosquée elle-même, nous sommes pris par la ferveur des pèlerins, soit prosternés face à la Mecque, soit écoutant avec ferveur et les larmes aux yeux le prêche d'un imam... On pense à Fatima ou à Lourdes !

Ensuite, parcours dans le souk et arrêt chez Tony Stephan, le vendeur de foulards en soie (« Soyez les bienvenus »). Il nous fait penser au marchand de tapis dans Tintin... Surprise aussi en achetant des batteries d'entendre le marchand nous conseiller de les acheter ailleurs, car les siennes ne sont pas alcalines, donc pas assez bonnes pour nous !

Ensuite, nous partons à la recherche d'un restaurant que l'on nous a conseillé, le HARETNA. Un Damascène nous aborde en français pour nous aider et nous guider, non sans préciser que l'hôtel où nous logeons était sa demeure, qu'il y était né, s'y était marié, que ses enfants y étaient nés, et qu’il l'avait vendue en 2000

Restaurant à la mode, même si inconnu de Schâdi (sic), très couru par la jeunesse damascène fumant le narghilé.

Nous retrouvons ensuite Schâdi et Tessa, revigorées ou exténuées par le hammam (ouvert aux femmes exclusivement le lundi !). Nous partons ensemble en taxi sur le Mt Qassioun pour avoir une vue panoramique de la ville. Le chauffeur de taxi est un comique doublé d'un artiste du volant. Nous arrivons trop tard pour le coucher du soleil, mais encore assez tôt pour voir le Palais du Rais Bashar El Hassad, le Parlement... mais aussi le coin où les amoureux embuent les vitres de voiture de leurs ébats.

Retour en ville à la recherche d'un restaurant près de Bab Sharqi. En passant devant l’église arménienne orthodoxe, on arrive à ce restaurant qui a changé de nom: le Zeitouna est devenu Oriental Restaurant.

Au retour, guidés par l'experte Tessa, nous arrivons par enchantement directement à l'hôtel !!!

L'art de parquer dans le Vieux Damas

Livraison de mazout à domicile

Sortie du labyrinthe...

Extension d'habitation à la mode damascène

Un café très animé aux abords de la Mosquée des Omeyyades



Entrée du quartier chrétien

Transport de petit matériel sous une voute d'étais

A deux pas de la Mosquée des Omeyyades

Comment transporter un gros volume sans engin motorisé ? en le faisant glisser sur l'échelle

Aux abords de la Mosquée des Omeyyades

La Mosquée des Ommeyyades






On s'habille correctement pour y entrer... et observer les mosaïques sous les coupoles

A l'intérieur de la Mosquée des Omeyyades




Les Chiites se recueillent avec émotion devant le cénotaphe de Hossein, leur plus grand martyre

On voit de tout à l'intérieur de la cour de la mosquée



l'intérieur de la Mosquée, c'est le recueillement ou à l'écoute d'un prédicateur ou d'un psalmiste