Pour rejoindre noitre chambre, dans la cour voisine, nous devons passer sur le toit de l'hôtel. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir... un dresseur de pigeons !
Etrange spectacle que ces vols de pigeons en colonies.
Après un autre virage, ils sont à nouveau visibles, sombres, gris, bruns ou blancs. Tous les oiseaux d'un vol sont pris dans le même mouvement, comme tenus par un filet aérien, dans un ballet parfaitement réglé. Une musique les accompagne : le bruissement et le souffle des ailes, et les cris aigus du maître-dresseur qui les excite en imitant les éperviers.
À chaque vol de pigeons est attaché le regard d'un maître et amant passionné, l'homme qui les possède et en est possédé, les fait voler, les dirige à l'aide de tissus agités au bout de longues perches pour les inciter à rester en vol, à se montrer pour être admirés. Il y a aussi un jeu, une compétition : un vol peut attirer en son sein un ou plusieurs oiseaux d'un autre vol. Captation, attrait, attirance. Le gagnant rendra les oiseaux détournés à son concurrent moins adroit ou malchanceux, contre récompense : certains pigeons de grande valeur peuvent ainsi être « volés ».
dimanche 17 février 2008
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