10 février 2008
Premières impressions dès l'arrivée à l'aéroport
DAMAS, CAPITALE DE LA CULTURE DU MONDE ARABE 2008
Cela se traduit par d'innombrables chantiers ouverts, en commençant par la route de l’aéroport à Damas, en passant par les principales artères de la vieille ville ou par la couverture de certains souks.
Le trafic est « cahotique » (les routes en travaux) et anarchique pour ne pas dire chaotique ( hahaha) !
On y croise des véhicules historiques de véritables antiquités comme une DESOTO, qui côtoient des Hyundai, Kia, Nissan mais aussi des Dayan iraniennes, des Dacia roumaines, ou des Lada d'origine ...certaine!
Dar al Yasmin, un vrai petit bijou d'hôtel dans la vieille ville, à deux pas de Bab Mtouma, porte d'accès à la partie chrétienne de Damas. On passe devant l'archevêché maronite de Damas pour se rendre à l’hôtel.
Mauvaise surprise en arrivant à l'hôtel: la chambre réservée et confirmée n'est pas libre et on nous logera dans un hôtel voisin, le Old Damascus, du même genre, avec un lit à baldaquin somptueux... mais moins bien chauffée !
Ces deux hôtels sont en fait des maisons bourgeoises entièrement rénovées et transformées; la cour intérieure est couverte, ce qui permet de chauffer les lieux (la température extérieure ne dépasse pas 15 °C) et de nous protéger de la pluie. On découvrira ensuite bon nombre de restaurants utilisant le même concept de transformation: le Haretna, à coté du Old Damascus, où se croisent les jeunes de Damas, le Selena, le Jabri House 1737, le Oriental Restaurant (anciennement Zeitouna), etc.
Vers 19h00, Schâdi nous rejoint, accompagnée de son amie Tessa, étudiante américaine à Genève. Nous partons à travers le quartier chrétien, longeons la mosquée des Omeyyades et traversons le souk Al Hammadiyé..
Cette découverte de Damas by night est inoubliable: tout d'abord, beaucoup de femmes dans les rues, seules ou accompagnées, vêtues pour la majorité à l'occidentale, quelques rares foulards islamiques et aucune femme voilée à l’horizon. Le Vieux Damas est extrêmement animé par les échoppes d'artisans divers: verriers, miroitier, marqueteur, vendeurs de bibelots pour la St-Valentin, boulanger façonnant le pain sans levain, le pita, sur une coupole arrondie avant de l'enfourner directement dans le four...
Dans le souk, une haute verrière nous protège du froid vif: à peine quelques degrés au-dessus de zéro. Ici, le clinquant et le voyant sont de mise. A la sortie du souk, on s'arrête devant la statue de Saladin qui avait repoussé les Croisés et qui semble veiller sur la mosquée, tout un symbole !
En taxi, à la conduite toujours spectaculaire dans ce trafic embouteillé, nous arrivons au Cham Palace où nous nous installons au 15ème étage dans le restaurant tournant. Un délicieux repas où l’on découvre les hors d 'oeuvre délicieux tels que Hommos, Moutabal, Yalanji (feuilles de vigne farcies), arrosés de vin libanais de la vallée de la Bekaa, plus célèbre aux oreilles occidentales pour ces faits de guerre que pour ses vignobles (Château Kefraya ou Ksara).
Retour à Bab Mtouma, où nous ne sommes pas peu fiers de retrouver notre hôtel dans ce dédale de ruelles étroites où les voitures repoussent les piétons pour se frayer un chemin, et ou nous sommes complètement analphabètes ! Pendant ce temps, la chambre nuptiale et le lit à baldaquin se sont réchauffés... Ouf !

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